Dans quelle étagère ?!!

  Aux dernières nouvelles, le 24 juillet nous descendions à Viazac sous l'initiative de Hans qui équipait le gouffre, talonnées par deux kits bleus, Christine et moi même. Une sortie pour le plaisir de la visite mais qui présente un inconvénient, la difficulté de ménager une pose pour dessiner, opportunité que je n'ai pas réussi à saisir. C'est bien dommage car, aussi étonnant que cela puisse paraître je ne connais pas Viazac, l'incontournable classique, je sais... Les puits sont superbes et j'espère pouvoir parvenir à saisir une nouvelle occasion d'y retourner. Fait curieux, nous avons descendu le Puits de la Boue escortés par des nuées de mouches épouvantables jusqu'au lac, le terme de notre incursion. C'était l'unique endroit ou j'aurais pu grattouiller mais l'agacement était tel que j'y ai renoncé. J'ai d'ailleurs amèrement regretter ( BEURKK!!! C'est pas bon !!!) d'avoir proposé de déséquiper ce puits. Les sales bestioles se faufilaient derrière les lunettes, gambadaient sur les lèvres et il n'était pas envisageable de les chasser avec les gants crépis de boue, au risque de ne plus rien y voir. Au dessus, me parvenait le bruit des raclement de gorge et de forte toux des deux équipiers, signes qu'ils venaient de gober quelques protéines volantes. Je le déduisais par expérience, après en avoir recraché plusieurs, certaines plus audacieuses ont, à mon grand regret, tenté l'explo au delà de l'aluette. Satanée situation, je crois que l'un des nom du diable est " le Maître des mouches", le bougre devait ricané dans l'obscurité, juché sur un bombé. Par contre, les mouches craignent les ponts-de-singes car le phénomène cessait à cet endroit précis.
  Dans la nuit, Subaba ( en plein phares Ö) et Blaireau nous ont rejoint pour la trempette du lendemain à la rivière de Lacarrière. Le contraste entre les volumes de la veille et les puits de Lacarrière est saisissant au sens propre, une étroite intimité s'instaure avec les parois qui nous cramponnent à chaque tentatives d'évasion. J'ai rebroussé chemin un peu plus tôt pour me poser avec mon carnet (ne rien ramener me désespère à dire vrai) et, brosser le détail d'un plancher stalagmitique.

011_Larchet_planchet

Cette formation apparait régulièrement dans l'affluent, de formes torturées, elle présente la texture d'un bois clair nervuré très esthétique. Beaucoup d'endroits mériteraient de s'y attarder, une prochaine fois là encore...
Nous sommes ressortis assez tôt ( le Sub avait un train à prendre), ravis de nos deux sorties passés ensemble et pas vraiment pressés de repartir.
  Quelques temps au par avant, j'ai campé une dizaine de jours à Miers pour croquer encore de vieilles pierres, mais taillées et empilées celles-ci.
010_Miers_rue

  Miers pour rester dans le sujet, c'est la grotte de "Magic Boy" (Spélunca n°113), très chouette elle aussi et , surprenante par un laborieux équipement de barreaux en parois qui courent jusqu'à la rivière... Après, ils coulent...


  Entre les deux, une pose musicale en Périgord, question de terre-oire, une digrétion culturelle de qualité, engagée par Blaireau et Brigitte pour partager le confort de bottes de pailles au concert de Nadau à Pezuls.

Nadau_Jean

Juste le temps de saisir le chanteur Yan et la nuit est venue recouvrir le public.

  Ce périple avait commencé le 4 juillet dans le Lot ou à 3 "Coujoux" avec Subaba et Romain, nous avons répondu à l'aimable invitation de Jérome à participer à leur exercice secours, qui se déroulait à Roc de Cor. Une entrée comme un sourire caché dans un paysage spectaculaire qui doit l'être encore plus en hiver car en ce moment la végétation masque les parois. Nous avons été saupoudré sur différentes équipes, et ce genre d'évènement est toujours instructif et appréciable, sans compter le plaisir de côtoyer nos voisins ;)

Le reportage photos de Jean-François Fabriol:

P1120219

  Le mois d'août, j'espère effeuiller mes carnets au Bentaillou avec Nadine,  par des croquis d'ambiance de camp.

  A bientôt et merci :)