27 mai 2009
Le Lot ( Noël suite)
Ha ! Lala ! Je tarde à poster des messages en ce moment, mais parfois tout n'est pas simple...
Alors oui, j'en étais ou ? Ha!! J'avais commencé un message sur le camp du Lot à Noël... Bon, on y va !
Nous sommes retournés à l'igue de Bar pour Marc et Wilford qui, respectivement souhaitaient réaliser de la vidéo et des photos. Marc s'embarrasse cette fois-ci de deux énormes saladiers aussi précieux qu'encombrant, une aubaine, ils me fournissent ponctuellement un éclairage confortable. Stéphane qui nous a rejoint la veille, découvre la cavité et prend le rôle de sujet pour les deux iconophages, dans l'élan il me propose même de poser nu. Sans blague, ce truc revient de temps à autre, un jour, je vais dire Chiche !! Je vous tiendrai au courant, bien sûr ;) Nous prenons le temps de parcourir la Galerie des Gours, dont nous contournons avec précaution les larges miroirs d'eau sur lesquels flotte parfois de la calcite.
Je m'installe sur un bloc pour croquer Marc qui lui, pose pour Willy. L'agitation s'éloigne vers la salle suivante et me laisse goûter le calme, le temps de capturer davantage de détails. Le silence du lieu semble à peine perturbé par le grattement du crayon sur le papier, contrastant avec le chahut de l'équipe de tournage qui me parvient au loin, instaurant une notion de distance. Cette situation d'observateur, détaché et pourtant attentif, est toujours agréable, et ce que j'en devine me fait sourire. Monique refait plusieurs fois son entrée en scène pour les réalisateurs insatisfaits qui se perdent en explications.
Nous abandonnons nos outils de création ;) pour nous engager dans la galerie qui se prolonge face à nous. Nous grimpons sur les blocs jusqu'à atteindre au bout d'un certain temps un rétrécissement , signifiant le terme proche de la balade. Nous avisons une sorte de laminoir vaguement perché, ou Stéphane me hisse et me jette ( et oui ). Le passage bas au départ, s'élève rapidement au dessus d'un épais lit de sable. Seule Monique me rejoint. Nous débouchons dans une belle galerie au pied d'un chaos. Nous jetons un œil dessus et avançons un peu plus loin, ça continue ! Je m'assoie sur une dalle pour observer la progression de Monique dans l'inconnu. Elle éclaire émerveillée de superbes gours. Et le merveilleux ne s'arrête pas là, c'est bien le merveilleux que nous guettons avec nos âmes de grands enfants . Et bien le plus merveilleux, c'est que nos kits sont là eux aussi, ils nous ont précédés, si ce n'est pas merveilleux ça ?!
En général, je ne parle pas précisément de moi ce n'est pas le but de ce blog mais pour le coup, l'aveu a son importance, je suis une mère indigne. Pour le séjour, juste après Noël il faut le préciser, j'ai apporté au gîte pour mon fils, tout ce que la technologie offre de plus jouissif aux yeux d'un pré-ado:console portable, console ou l'on s'agite, lecteur DVD portable, films à foison et ordinateur, je passe sur le mp4 ( matos collecté en partie). Après trois jours de gavage, le gnome frise l'overdose, veut faire de la spéléo le bougre. J'affecte avec scepticisme ne pas vouloir prêter nos jouets aussi promptement, et tester la dite subite motivation.
Le lendemain convaincus, nous trainons le gnome dans une grotte de trolls,on y avance longtemps courbé, l'igue du Facteur, grotte d'initiation de circonstance, très pratiquée à en juger la pellicule d'acétylène qui recouvre les nombreuses concrétions.
Je confie Coco aux bons soins de Marc et Stéphane qui se sont chargés tout d'abord de son initiation, puis dans les aléas des galeries, soi-disant loin de mes oreilles, de son éducation. Je veux dire que si parfois certaines cavités sont qualifiées de grasses, ici, se sont les blagues qui le sont. Je les entends glousser, n'ignorant pas que je n'en perds pas une miette, une grotte de trolls, habitée !!
grotte_facteur_plan
grotte_facteur_coupe
Pour le dernier jour de la semaine, Philippe est des nôtres, accompagné d'un hôte rare, Emma, visiteur Burkinabé.
Sénaillac nous offre un premier puits idéal pour Emma et Coco. Philippe équipe la tête de puits en partant de l'arbre qui surplombe le gouffre. Emma affiche une mine inquiète, non pas du vide mais du choix de cet amarrage suspect. Figurez vous que chez lui , de surcroit le paysage ressemble au Lot, les arbres craquent, d'un coup sec, CRAC!!!
--- Non ! Pas chez nous !
Finalement rassuré, il atterrit sur le cône d'éboulie avec un grand sourire en avisant la salle qui nous entoure et s'en va ravie de la perspective de cette incursion dans les profondeurs, en tirant de sa poche son petit appareil photo. Philippe ménage un vague parcours sur corde, histoire de jouer les prolongations.
Juste avant de remonter, je tente une échappée , un rien de temps et c'est peu, pour juste schématiser le puits. Cette minute de pose est offerte par le Burkinafasso, parce que normalement Philippe on ne le double pas, on lui court après ...
Pour achever le souvenir, Marc s'est posté avec sa caméra dans le puits pour que chacun adresse un petit salut au passage, au village d'Emma, Guié, et qu'il puisse l'emporter chez lui.
Commentaires
Ah c'est chouette, je disais justement sur le blog d'une amie peintre que le dessin et la poésie sont très liés.
C'est que je me dit à chaque fois que je lis tes posts !
Bravo !
Pouette !
Alors ça, ça me fait plaisir ;)
Tu est très inspiré, c'est très poétique cette note en elle même, mais il est vrai que la poésie et le dessin ont pour trait ;) commun d'être "une écriture", un révélateur d'état d'âme au fond.
ça c'est un commentaire qui redonne moral,chouette, remarque il y a aussi ton blog ... très inspiré ;)
A bientôt et merci !
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