rando_sp_l_o98

D'une pile de CD poussièreux je viens de retirer ces croquis lointains, vous trouverez sur la gauche, un album que je ne pense pas laisser très longtemps, juste le temps d'apporter quelques bricoles plus récentes.

Non, pas de quoi frimer, pour les Picos il faut des bras et de grandes jambes et mes membres sont un peu courts, j'ai plus de goût pour les cavités qui tracent sur la feuille blanche un dessin plus surprenant. J'avoue, c'est une excuse comme une autre mais il est difficile de gravir les marches des escaliers glacials de ces palais de géants qu'offrent les Picos. Je me suis souvent moquée de leur explos et de leur déroulement. A la base d'un puits vierge se présente un méandre, derrière lequel, au prix de moultes contorsions et de luttes abrasives, on découvre avec bonheur, un puits ! A la base du puits l'étonnement est à son comble, un méandre ! Ou, un Puits, quelle chance! Mais si par malheur, les dieux des profondeurs ne sont pas avec vous, l'histoire s'achève sur un lac, échéance repoussée, ou plus définitive, un siphon. Et tout ça se mérite dans une ambiance frileuse de zéro à cinq degrés. Difficiles...Difficiles aussi ces ascensions interminables ou les échanges souvent se résument à apercevoir l'éclairage de son successeur... C'est le terrain de jeux d'endurants solitaires, mais ceux qui aiment les Picos sont sincères et l'on ne peux contester la beauté austère de cet univers lunaire.