13 mai 2008
La Galerie du Parpaing
Humide ! Notre dernier séjour à Aussurucq ?! Humide !
Temps pluvieux en surface, douche rapide dans les puits au sous sol et dans le Nébélé, nous avons dû nous adapter.
Nous avons donc pris la direction du Parpaing, en avisant à chaque passage le niveau du siphon de la galerie du Bain qui a peu varié finalement. Nous remarquions parfois au retour, la mise en activité de certaines arrivées d'eau.
La Salle du Parpaing est un volume de belles dimensions. Pour anecdote la Pustule, à la vue d'une large banquette, avait évalué l'escalade dans la salle à dix, quinze mètres. Au final, la corde qui pointe l'obscurité du plafond remonte à quarante mètres en plein vide et accède à la Galerie du Parpaing. C'est à partir de cette galerie que nous redémarrons de nouvelles escalades.
Pas de coup d'éclat, peut être à cause de l'humidité, pas même une étincelle ! Comprenne qui pourra ... ;-)
Résultat, trois coups pour rien, si ce n'est un peu de topo et quelques photos de ch'tites fleurs ( je ne vous les montre pas, elles ne sont pas à moi ).
Comme disait Mathieu, on a beau être dans les Pyrénées, c'est à dire arpenter de grands volumes ( HOôooo !), de chouettes puits, etc... A un moment donné on se retrouve forcement le nez dans un truc étroit qui nous nargue comme d'habitude.

A mi-chemin de la dernière escalade, un petit puits a été descendu, au fond un oeil noir, juste de quoi en jeter un d'ailleurs. A ce jour, quelques grains de poussières lui ont fait battre la paupière , tout juste de quoi se quitter sur un clin d'oeil, moqueur. Ce n'est que partie remise.
Je n'ai hélàs, pas de petits bouts de nature à vous offrir, elle était trop occupée à croître tant elle était arrosée... Juste une aquarelle du gîte.
A bientôt et merci !
09 mai 2008
Croze de Pâques
J'ai retrouvé mon clavier depuis une dizaine de jours, j'avoue que je traîne remettant à plus tard l'installation de tel ou telle bricoles ... Mais bon ! Allez, on y va !
Ou en étais-je déjà ? A oui, la Croze à Rolland ...
En fait, Mathieu ( mes 2/3) était un peu désappointé en constatant que je n'avais rien écrit à propos de cette désobe, et pour cause. Par principe je ne traite que des sorties durant lesquelles j'ai l'opportunité de dégainer mon carnet de croquis. Il faut bien reconnaître qu'à la vue des circonstances, je n'ai à aucun moment envisagé de l'emmener. Pour palier à ce manque, j'ai fouillé dans ma mémoire, ce qui est assez facile car ce genre de situation s'imprime plutôt bien.
C'était le dimanche de Pâques et on ne pouvait espérer mieux pour être à ce point dans le ton. Comme a dit le Blaireau " nous n'avions qu'une seule couleur!". Tartinés à souhait, un tour au four et nous aurions fait d'honorables surprises de Pâques. Remarquez que pour Noël ça marche très bien aussi .
Je vais chercher une réute pour vous situer tout ça :
Au cours de la topo, la Grande Galerie s'arrêtait à cet endroit sur le croquis. Face à Mathieu un laminoir gavé de boue, au fond une arrivée d'eau conférant au lieu le charme d'une voûte mouillante.
Nous nous y sommes rendus tous deux plusieurs fois afin de canaliser l'eau et parvenir avec le temps, à aménager un passage plus sec. Jusqu' à présent, des copains nous accompagnaient en spectateurs, ricanant à l'idée que nous venions de Charente ( 2 heures et demi de route) pour nous fourvoyer dans une désobe semblable à celles que nous pouvions côtoyer dans notre région. Le naturel bouté..., une familiarité, allez comprendre.
En notre faveur, le laminoir est ventilé alors que la buée stagne au terme de la galerie d'accés.
Mathieu progresse en remplissant de boue un bidon jusqu'à atteindre un passage apparemment plus propre mais qui reste à élargir. Soudain une vaguelette d'eau s'épanche dans le laminoir, rendant le moral humide, nous trempons. Le doute d'une nouvelle arrivée d'eau pèse encore plus sur la boue, mais heureusement le phénomène se tarie, Mathieu vient de briser le bord d'une vasque.
Originaire de Dax, je pèche dans mes souvenirs des images de prospectus sur les thermes, montrant des dames en bonnets de bain, ravies de tremper dans la boue ... A chaque passage du bidon cognant sur un becqué rocheux ( hélas, pas prévu de marteau ), la boue liquide nous éclabousse, et les lunettes, quelle misère ! Le bidon file vers le Blaireau ...
Quel test d'amitié ! J'imagine que lui aussi s'invente quelques bonnes raisons d'être là , dans ce passage à peine plus haut que le reste ou son espace se réduit à chaque fois qu'il vide l'informe déblais. Nous nous balançons quelques boutades, une façon de compatir et d'ironiser. On ne pouvait que rire en constatant notre piteux état.
Pour ressortir nous avons dû ôter nos combinaisons et les glisser dans un kit pour ne pas salir l'équipement en place. Croyez moi, un kit rempli de trois combines boueuses pèse plus qu'un kit de matos, nous devions aider Mathieu à le charger, sans parler du mal de chien qu'il lui a donné dans les passages à la gomme.
Nos amis de Dordogne poursuivent eux aussi une désobstruction dans la Croze à Rolland, sous une trémie de la mort qui tue. Que dis je, ils sont passé (mais le 1er mai, elle s'est refermée) .
Je vous conseille vivement de continuer la visite de leur côté, voici le film et les photos, bien sûr toujours Wilford derrière l'appareil (voir aussi leur blog Dordogne Speleo (par contre,il y a parfois des messages douteux)).
Un peu de Pub: Au cours de cette aventure nous avons sans le vouloir testé les combines semi-étanche du Steph (Tardets) , nous en sommes tout trois équipés . Et forcés de constater, que malgrès notre insistance, nous sommes avec bonheur restés secs en dessous . Hé ! Houais !)
Merci pour votre patience et à bientôt !
13 avril 2008
Patience ...
Bonjour,
Et bien vous savez, je vous raconterai tout çà, la prochaine fois , c'est à dire dans 10 jours aprés le 22 avril, avec mon ordi tous écrasé, qu'il a dit le monsieur...Ayant soufflé jusqu'à son dernier fichier.
Là, je profite d'un passage chez mes parents pour squater leur machine et faire un petit signe.
Sinon voici une petite page de pub: Nous partons quelques jours ici , et oui le CDS 64 a refait toute la déco de son site, il est vraiment très chouette , je vous invite à leur rendre visite.
En attendant, Bonne semaine et à bientôt avec tous ce qui faut, enfin !...
05 avril 2008
Bloc opératoire
Dans les Hauts de Montgaudier des gouttes nous tombent sur le nez pendant que nous extrayons les débris du bloc qui avait tenu tête à Gérard. Il nous a fallu bien du temps pour chasser le gêneur.
Toute méthode expéditive était à proscrire pour cause d'habitat proche. Au gréés des visites, un ou deux volontaires disparaissaient dans le boyau. Nous les l'abandonnions à leur opération, pour au retour s'enquérir des nouvelles, penchés au chevet du patient. Et des patients, qui bout par bout, outils après ustensiles ont débités l'engin dans un esprit quasi chirurgical.
Le proverbe dit "jamais deux sans trois", derrière celui-ci deux autres nous narguent.
L'expérience a engendré la méthode, et les deux frères n'ont guère eu le temps de s'affirmer.
Et de trois !!
30 mars 2008
La Louvetière
Peut être parce que c'était le week-end de Pâques, avec quelques amis nous souhaitions varier l'ordinaire.
Nous avions donc contacté Saint Pierre et ses clefs pour nous ouvrir l'accés à un bout de Paradis. C'était sous estimer les foudres de Vulcain qui déchaina ses forges sur la petite porte, scellant l'entrée.
En échange standard, Saint pierre nous propose la visite d'un modeste et sympathique Purgatoire de sa connaissance. Nous emboîtons volontiers le pas du porteur des clefs, pour nous retrouver face à un porche bas et verdoyant. C'est alors qu'en s'accroupissant des aboiements nous parviennent à quelques mètres dans l'obscurité.
Misère ! Serait-ce là, la porte de l'Enfer gardée par le Cerbère?!
Saint Pierre se serait-il mélangé le trousseau ?!
Le coutumier des lieux s'engage devant nous et calme la bestiole, au fond un chien ordinaire. J'entends par là, avec une seule tête, une bonne d'ailleurs, un beau museau, l'oeil étonné et goguenard, il nous précède dans l'antre très investi par sa mission.

Ce qu'il y a de bien avec le Purgatoire c'est qu'on n'y est pas dépaysé, on y retrouve des bouilles connues. Deux joyeux Sisyphes nous accueillent chaleureusement et nous présentent fièrement leur besogne; un magnifique mur qui longe la galerie, édifié avec les pierres évacuées de deux passages. Elles ont été jeté durant des années, jusqu'à obtenir le comblement des accés, un grand classique ...
Ils nous convient à visiter une galerie qu'ils ont ouvert récemment.
Après un court ramping, nous débouchons dans un joli méandre assez haut, et large de 1m50 plus ou moins. Les parois sont recouvertes de calcite au ton pourpre, chaud, ou fleurissent par endroit de petits bouquets d'excentriques translucides.
L'activité Purgatoire se poursuivant, Philippe est resté avec nos hôtes pour les aider dans leur labeur, vider un autre petit puits. La soirée s'est achevée, nous trouvant tous agglutinés le long de la galerie d'entrée, les pierres passant de mains en mains pour étendre le muret... ;o
Wilford, supplée de Monique et Mathieu, a réalisé quelques clichés de La Louvetière que vous pouvez consulter ainsi que d'autres informations, en cliquant ici.
Le plus curieux dans cette histoire, c'est qu'à vouloir bousculer les habitudes, nous les avons retrouvé aux hasards des situations... Un coup de Karma pe'te être ?! Allez savoir ...;-)





















