calcaire et crayon

Le blog qui croustille sous la dent: spéléologie , illustrations images croquis

20 juin 2009

En allant au Briand ...

En allant au Briand, nous avons rencontré
Un groupe de randonneurs qui n'étaient pas pressés
Ils faisaient l'tour d'la terre
En suivant la rivière.

En suivant la rivière qui au bout du sentier
S'engouffrait dans la terre
La terre qui la gobait au milieu du bosquet.

En allant au briand nous avons décidé
De ne plus y aller, car le ciel menaçait
De tousser en soirée.

Michel nous a embarqué sur un nouveau chemin
Un drôle de chemin d'fer qui nous a stupéfait
Car, là était l'entrée.

Laissons là, cet hommage à Prévert
Pour reprendre à nouveau des propos
Heu !!! Plus clairs ???

  Le ruisseau n'est pas bien haut mais la météo peu stable, nous détourne de notre projet de baignade.  En revanche nous ne sommes que cinq et Michel y voit l'occasion de visiter Fontilles car, trois d'entre nous ne la connaissent pas. Pas d'enthousiasme général mais une moue dubitative, la réflexion s'installe pendant que le fond du Briand s'éloigne encore une fois, balayé par l'image perturbante de la particularité de la grotte envisagée. Heum!!! Sérieusement, sans l'insistance de Michel qui a de nombreuses fois pratiqué l'endroit et son assurance à gérer le souci, j'aurais continué à me passer de cette visite.
C'est qu'il faut être un peu coupé d'indien pour pister l'inopportune venue du cheval de fer, mais un petit dessin éclairera l'obscure allusion.

008_Fontilles_humour

Et oui, c'est navrant, l'entrée est là dedans. C'est la seule situation ou, on adore l'idée d'une grève des trains totale et sans service minimum. Un joggeur qui du chemin a aperçu nos mines désabusées, nous lance en passant sur le pont :
--- Tchou ! Tchou ! Hé !!! Faites gaffe aux escarbilles !!!!
Humour de tunnel .
Sans compter les automobilistes qui au croisement au dessus, ont la pénible habitude, apparemment de klaxonner, un détail on ne peut plus crispant.

Malgré l'heure encore matinale, nous nous replions sur le pique-nique, ruminant notre casse-croûte en regardant bien sûr passer les trains, surtout les trains de marchandises, longs, bruyants, arrogants.
Michel a la technique, nous, nous ne demandons qu'à obéir et avec soulagement, nous avons raté le train à l'aller et au retour. Le temps d'un crissement bref d'une course dans le remblais et, nous nous volatilisons.

009_Fontilles

Nous ne dérogeons pas au plaisir surprenant de l'appel d'air dans l'étroiture  crée au passage d'un train, un rot de dragon posté à l'autre bout, un écho inoffensif d'autant plus appréciable que nous sommes hors de portée.
Nous parcourons jusqu'à son terme le long méandre, alternant escalades nécessitant bout de corde et échelle et, faufilage entre les coulées. Régulièrement nous anticipons à tord la fin de la galerie, sans éroder pour autant la persévérance de Michel qui calmement nous remet dans les rails pour poursuivre jusqu'au terminus, tout le monde descend !!!

010_Fontilles

  Les grottes sont parfois comme des histoires, la fin peut varier en fonction de la tournure. Anne-Marie qui connait bien elle aussi la cavité n'avait pas le souvenir de cette fin là, mais l'histoire demeure bonne .

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03 juin 2009

Sommet des Profondeurs et Grand Cassoulet (Caylus)

  En ce moment les messages sont comme une balle de jokari, ils filent six mois en arrière et rebondissent au temps présent, seule la pile de croquis posée sur un coin du bureau maintient une chronologie fragile.

   "Au mois de mai fait ce qu'il te plait", un adage qui se retient d'autant mieux que l'on espère toujours pouvoir l'appliquer. Les amis du Club de Tulle y ont bien contribué en organisant le "Sommet des Profondeurs" et son incontournable "Grand Cassoulet". Il y a de l'appétit derrière tout çà et de la soif aussi. Les 3 petits singes de la sagesse chinoise n'étaient pas de la partie, car on a tout vu, tout bu , tout entendu et tout sera répété!!!

Que de talents à l'honneur: chansons, poésie, accordéons, blagueuses intarissables, transformiste ( Bernard...je rajoutera un dessin plus tard ;), je faisais bel et bien allusion à la soif culturelle, vous n'en doutiez pas, l'autre étant pour nous un talents naturel déjà admis.

0001_D_linquante

Le point d'orgue de ces festivités a été le concert de "Délinquante", deux, jeunes, jolies, géniales accordéonistes, pleines d'humour mordant et de doigté, absolument messieurs. D'ailleurs il faut aller voir ça aussitôt après, avec le petit clic! qui va bien ! ( EN BAS )

0002_Trou_de_la_cuisini_re

Le lendemain, nous sommes descendus en leur compagnie dans le trou de la Cuisinière pour les convier à visiter un peu notre nuit.

Alors les filles, sur le dessin ce n'est pas précisément l'une d'entre vous trois ( + une copine), j'ai dessiné le haut quand la première est descendue, puis les fesses à la deuxième et les jambes à la troisième, pour la chronologie vous vous arrangez. Quoiqu'il en soit, vos combinaisons étaient beaucoup trop grande,s absolument, si c'est vrai !)

MERCI à tous les organisateurs de nous avoir offert ces bons moments ensembles , c'était une super idée et on a bien rigolé.

Sinon.... Tout le monde a bu un coup à Melle pour finir le mois de mai !!!!!????
C'est bien... Bravo !!!

Sobre, pour débuter le mois de juin, ce sera un coup d'eau dimanche prochain au Briand avec les Tullistes. Je rajouterai peut être quelques crobs de mémoire pour prolonger le compte-rendu , hein !!:)
A bientôt ;)

       Hé!!! Partez pas !!!! CLIQUEZ pour DELINQUANTE et ICI aussssiiiiiiiiii ;)

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27 mai 2009

Le Lot ( Noël suite)

  Ha ! Lala ! Je tarde à poster des messages en ce moment, mais parfois tout n'est pas simple...

Alors oui, j'en étais ou ? Ha!! J'avais commencé un message sur le camp du Lot à Noël... Bon, on y va !

  Nous sommes retournés à l'igue de Bar pour Marc et Wilford qui, respectivement souhaitaient réaliser de la vidéo et des photos. Marc s'embarrasse cette fois-ci de deux énormes saladiers aussi précieux qu'encombrant, une aubaine, ils me fournissent ponctuellement un éclairage confortable. Stéphane qui nous a rejoint la veille, découvre la cavité et prend le rôle de sujet pour les deux iconophages, dans l'élan il me propose même de poser nu. Sans blague, ce truc revient de temps à autre, un jour, je vais dire Chiche !! Je vous tiendrai au courant, bien sûr ;) Nous prenons le temps de parcourir la Galerie des Gours, dont nous contournons avec précaution les larges miroirs d'eau sur lesquels flotte parfois de la calcite.

  Je m'installe sur un bloc pour croquer Marc qui lui, pose pour Willy. L'agitation s'éloigne vers la salle suivante et me laisse goûter le calme, le temps de capturer davantage de détails. Le silence du lieu semble à peine perturbé par le grattement du crayon sur le papier, contrastant avec le chahut de l'équipe de tournage qui me parvient au loin, instaurant une notion de distance. Cette situation d'observateur, détaché et pourtant attentif, est toujours agréable, et ce que j'en devine me fait sourire. Monique refait plusieurs fois son entrée en scène pour les réalisateurs insatisfaits qui se perdent en explications.

006_Igue_de_Bar

  Nous abandonnons nos outils de création ;) pour nous engager dans la galerie qui se prolonge face à nous. Nous grimpons sur les blocs jusqu'à atteindre au bout d'un certain temps un rétrécissement , signifiant le terme proche de la balade. Nous avisons une sorte de laminoir vaguement perché, ou Stéphane me hisse et me jette ( et oui ). Le passage bas au départ, s'élève rapidement au dessus d'un épais lit de sable. Seule Monique me rejoint. Nous débouchons dans une belle galerie au pied d'un chaos. Nous jetons un œil dessus et avançons un peu plus loin, ça continue ! Je m'assoie sur une dalle pour observer la progression de Monique dans l'inconnu. Elle éclaire émerveillée de superbes gours. Et le merveilleux ne s'arrête pas là, c'est bien le merveilleux que nous guettons avec nos âmes de grands enfants . Et bien le plus merveilleux, c'est que nos kits sont là eux aussi, ils nous ont précédés, si ce n'est pas merveilleux ça ?!

005_Igue_de_Bar

En général, je ne parle pas précisément de moi ce n'est pas le but de ce blog mais pour le coup, l'aveu a son importance, je suis une mère indigne. Pour le séjour, juste après Noël il faut le préciser, j'ai apporté au gîte pour mon fils, tout ce que la technologie offre de plus jouissif aux yeux d'un pré-ado:console portable, console ou l'on s'agite, lecteur DVD portable, films à foison et ordinateur, je passe sur le mp4 ( matos collecté en partie).   Après trois jours de gavage, le gnome frise l'overdose, veut faire de la spéléo le bougre. J'affecte avec scepticisme ne pas vouloir prêter nos jouets aussi promptement, et tester la dite subite motivation.

Le lendemain convaincus, nous trainons le gnome dans une grotte de trolls,on y avance longtemps courbé, l'igue du Facteur, grotte d'initiation de circonstance, très pratiquée à en juger la pellicule d'acétylène qui recouvre les nombreuses concrétions.

007_Igue_du_Facteur

Je confie Coco aux bons soins de Marc et Stéphane qui se sont chargés tout d'abord de son initiation, puis dans les aléas des galeries, soi-disant loin de mes oreilles, de son éducation. Je veux dire que si parfois certaines cavités sont qualifiées de grasses, ici, se sont les blagues qui le sont. Je les entends glousser, n'ignorant pas que je n'en perds pas une miette, une grotte de trolls, habitée !!

008_Igue_du_Facteur

Pour le dernier jour de la semaine, Philippe est des nôtres, accompagné d'un hôte rare, Emma, visiteur Burkinabé.

Sénaillac nous offre un premier puits idéal pour Emma et Coco. Philippe équipe la tête de puits en partant de l'arbre qui surplombe le gouffre. Emma affiche une mine inquiète, non pas du vide mais du choix de cet amarrage suspect. Figurez vous que chez lui , de surcroit le paysage ressemble au Lot, les arbres craquent, d'un coup sec, CRAC!!!

--- Non ! Pas chez nous !

Finalement rassuré, il atterrit sur le cône d'éboulie avec un grand sourire en avisant la salle qui nous entoure et s'en va ravie de la perspective de cette incursion dans les profondeurs, en tirant de sa poche son petit appareil photo. Philippe ménage un vague parcours sur corde, histoire de jouer les prolongations.

Juste avant de remonter, je tente une échappée , un rien de temps et c'est peu, pour juste schématiser le puits. Cette minute de pose est offerte par le Burkinafasso, parce que normalement Philippe on ne le double pas, on lui court après ...

009_Igue_de_S_naillac

Pour achever le souvenir, Marc s'est posté avec sa caméra dans le puits pour que chacun adresse un petit salut au passage, au village d'Emma, Guié,  et qu'il puisse l'emporter chez lui.

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30 avril 2009

Padirac, nocturne de 8 jours

  Un coup d'œil dans le rétroviseur, le brouillard gobe la voiture de Tony pour la recracher aussitôt, les phares éberlués.
Il est 7h30 du matin, le 4 avril, l'heure du rendez-vous.

C'est un jour boudeur, opaque, avare de détails, faisant de chaque courbe un mystère, épaississant le flou qui encadre le voyage que nous entreprenons. Cramponnés au nuage, nous roulons.

Voilà ! Nous y sommes ! Ils n'attendent plus que nous.

Comme dans une estampe asiatique, au dessus du rond-point, un parking perché, encerclé de volutes supporte le petit groupe de participants, 17 en tout.

Je n'ai pas pris le temps de chercher dans le ciel, le dragon qui a toussé ce décor. Peut-être à notre approche s'est-il enfui au fond d'une galerie ou tapie dans l'obscurité, il patientera ?

  Jef et Bob, orchestrent la manœuvre, nous bousculant gentiment. Les esprits flottent déjà, chahutés par des doutes divers, l'apparence des gestes et des choses est à l'éparpillement. Les kits tombent des coffres, certains déjà prêts, d'autres se remplissent à la limite de l'étouffement, les canots gonflent, dégonflent. Les équipiers se scrutent, s'identifient, s'équipent, se rassemblent dans le claquement des pagaies et se dirigent d'un pas décidé vers cette certitude, l'entrée de Padirac.

Halte là ! Le rituel n'est pas complet, on escamote notre objectif et un groupe de touristes en profite pour nous doubler. Devant les escaliers, notre précieux matériel se transforme en colline derrière laquelle on se coltine. Tassez-vous dans le viseur ! Bord droit, bord gauche ! Clic! Clac ! Tout le monde est dans la boîte ! Allez, encore une , on ne sait jamais !

Voilà ! Nous y sommes !

  Dans les ascenseurs, compactés, dans les barques, bien rangés, le long des passerelles s'esquiver, un sourire aux lèvres au passages du guide et attendre qu'il s'éloigne pour faire racler le canot sur le béton, et se faire surprendre aussitôt par son successeur. A ce stade là, c'est ici ou l'apprenti Padiraquois  se padiraquise.

Le port est en vue et, même si le doute sur ce premier embarquement demeure, il ne souffre d'aucune hésitation. Un véritable lâché de spéléos s'égraine sur le lac d'eau vert émeraude encore éclairé par les projecteurs.

005_Padirac_Gours_Suspendus

  Quelque soit notre expérience souterraine, Padirac est unique, inconsciemment on s'incline devant sa Majesté, recevant ses faveurs comme des privilèges. Elle charrie nos repères, exige des efforts et nous trouble soudain. Au détour d'un méandre, la voûte s'élève, l'espace s'obscurcit, l'eau d'un vert profond nous environne offrant un calme étrange, laissant apparaître dans les profondeurs, l'image vacillante de joyaux inaccessibles. Vous savez quoi ! C'est fichtrement beau ! Beau à vous coller le bourdon quand il s'agit de taper son compte-rendu , Scrogneugneu !!!

Pis.... jamais ennuyeuse avec ça ! Elle s'y entend en activité, constante dans la variété et la fréquence des obstacles. Dans ces moments précis, les groupes musculaires tendent à la mutinerie envers la tyrannie de l'estomac, ce notable pompeux qui a imposé son lourd programme de surface, tout en invoquant le bien être du petit peuple laborieux. On n'en a plein le dos ! Le peuple aura ta peau !

Ouf ! une tyrolienne !
Curieux, notre conception des kits futurs se modifie en de pieux projets de gestion durable.

001_Padirac_G_des_Jurassiens

  Notre équipe a débuté avec la visite des affluents Viré et des 3 Topos. Une excellente initiative, à retenir pour consacrer du temps à cette première partie de la cavité. Ce choix nous maintient durant trois jours, dans un état de curiosité tendue envers ce que nous réserve la suite du parcours, mais notre petit comité ne manquait pas d'humour. Qu'on le veuille ou non, le bivouac 5000 est une ponctuation importante de ce voyage, nous y parvenons au terme de deux bivouacs successifs.

003_Padirac_bivouac_5000

  Voilà ! Nous y sommes !

Et nous y sommes même très bien, à partir de là cette nuit de 8 jours a défilé trop vite...

De ce cœur fossile chaleureux nous rayonnons chaque jours vers les artères vibrantes de la rivière, pressés de retenir  les images de ces lieux fabuleux et renommés.

002_Padirac_G_des_Jurassiens

  De nouvelles habitudes ont pris place, enfiler la peau de limace (la sous-combine trempée de la veille) quotidienne devient vite une métamorphose ordinaire. L'ambiance est joyeuse, nous nous partageons et nous régalons chaque soir des excès qui pesaient lourdement sur nos épaules et qui à présent, s'étalent sur les tables de pierre et s'offrent en bric-à-brac à la dégustation (les Chocolats  des Suisses, le Pastis des Vendéens, le pain d'épice de Jef, le Calva à 75° d'Yvon, le pinard de Tony ...), ou à la simple curiosité (crêpes au pâté de Tony et les algues de Nadine).

  Notre troupe d'artistes a fait relâche mercredi, laissant brûler de petites bougies qui éclairaient les différentes scènes au cours de la journée. Installée avec les Vendéens, nous rejouons du Pagnol, pas besoin de jeux de cartes, la posture suffit. Les autres protagonistes entreprennent du Faydeau, fuyant dans la coulisse de droite ou de gauche au gré des actes. Nos helvètes mémorables, riches en vitamines, grimpes dans les cintres rythmant leur chorégraphie au marteau à spitter et en hurlant des: --- Ho ! Gary !!!! --- Eh ! Cédric !!!

L'équipe de tournage de Jeff et Bob, photographes acharnés, traverse fermement l'espace à la recherche de nouveaux décors, suivis de leurs figurants et assistants éclairagistes. Nous jouons une pièce sans fin, le soir seulement s'ajoutent de nouveaux actes, écrits à la faveur des improvisations.

004_Padirac_bivouac_5000

  Quitter la scène est difficile.

Au fur et à mesure que nous progressons vers la sortie, ce n'est plus ce que nous devons atteindre qui nous préoccupe mais la distance qui nous sépare de ce que l'on quitte. Nous nous avérons plus efficaces et plus rapides, mais au regret d'avoir douté de nous, nous privant du plaisir de quelques heures d'errance en plus. La stupeur nous saisie quand au loin se découpe la carte postale touristique de Padirac éclairée. Le museau bas on se replie volontiers vers la corvée de nettoyage qui nous sauve pour une heure encore, de la résurrection. Il y a comme une confusion à prétendre revenir de Padirac, je l'avoue, j'ai la sensation d'être toujours un peu là bas. C'est elle, la Rivière qui a fait son chemin et ainsi a agrandi son domaine, un joli sentiment de hantise réciproque et le souhait de le renouveler.

  Et le dragon, vous l'avez vu ?

Mais si, c'était un dragon blanc,vous vous souvenez, il crachait des flash, "frouppe" du matin au soir !

En tout cas une chose est sûr, lui, il nous a vu !

  Venez voir ! Là, c'est beau !!! C'est le clic pour rentrer dans l'album de Jeff clic !

   Et par ici vous pouvez poursuivre l'aventure avec le cliiiic Suuiiiisssse de Cédric et Gary qui montent, qui montent ...

photo_de_groupe
 
     Expé Padirac du 4 au 11 avril 2009
                           Yvon Glenn Fred.A
Laguernouille Seb Youen Lionel Fred.B Doudou Tony
            Cat  Bob Nadine          Gary
                               Jeff Cédric  Jean-Marie

Sur Papier, fichier PDF :
 PADIRAC__LOT_46_CR_Tony
CR_Padirac_Cat

rassemblement09_soft

Posté par Gout à 11:44 - Le LOT - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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29 mars 2009

Le Lot

  Le soir de Noël, la voiture chargée de matériel, nous gagnons le paysage du Lot qui, au petit matin se dévoile sous un manteau neigeux digne d'une carte de vœux. Faire les courses s'avère être une épopée qui nous prendra plusieurs heures et, nous craignons que les copains hésitent à nous rejoindre. Finalement ils arrivent de bonne heure pour s'épargner les difficultés dues au verglas dans la nuit.

  Le programme est en deux parties, d'un côté une désobe pour Mathieu et Gilles. Ils s'attaquent à un puits sournois, boueux, étroit, ne tolérant qu'un comité trié sur l'épaisseur de la tranche et qui devrait les occuper pour la semaine, bénéficiant parfois d'un soutien moral en surface.
Le reste du groupe, pas frustré pour autant, se contente de réaliser des sorties dans un rayon ajusté par les aléas de la météo.

  Alain et Julien présents pour le week-end débutent la progression sur corde et, sans trop réfléchir nous proposons d'aller à la classique de rigueur: la Crouzate.
  Nous nous entassons dans la bétaillère de Willy qui lache dans l'espace quelques mots traduisant ses inquiétudes concernant des facteurs d'inclinaison, de courbes, de nuances de la neige, de freinage... Tout un tas de considérations qui se perdent dans une indifférence générale, car ce n'est pas moins de trois GPS qui viennent de se géolocaliser, imposant leur dictature technologique au faible doute humain. Je rappelle que nous nous rendons à la Crouzate dont la plupart d'entre nous connaisse le chemin par coeur... Durant toute la semaine, le chauffeur subira une hiérarchie robotisée pour le plaisir de réaliser des tests comparatifs.
  Picsou s'occupe de l'équipement, ses grandes jambes comme un compas lui donne l'air de mesurer les lieux avec précision, il prend les fractios de haut, les nœuds s'enchainent, les mousquetons claquent sèchement jusqu'au détail qui attire mon attention. Il porte plusieurs paires de gants. De gros gants en caoutchouc qu'il retire pour ajuster les nœuds, laissant apparaitre dessous d'autres, plus fins, gris et blanc, ce qui confère à ses geste la dignité d' un major d'homme.
-- La vire de ces Messieurs Dames est en place !
    S'ils veulent bien se donner la peine ?!

001_La_Crousate

  Philippe n'échappe pourtant pas au "spit de la tergiversation" ou je me suis installée par anticipation. Sur le bombé de la coulée, il entame un menuet espérant trouver mieux sur les parois alentours pour, au final se rendre à l'évidence de ce malheureux spit, systématiquement recalé durant les dix premières minutes de l'équipement du puits.

  Le lendemain, Picsou regagne ses quartiers et nous poursuivons notre périple éducatif à l'Igue de Bar. Aucun d'entre nous ne connait cette cavité si ce n'est ,que le souvenir de belles photos de gours est parvenu à nous convaincre. Marc descend lourdement lesté par du matériel vidéo, une sorte de gros saladier émerge de son kit qu'il manœuvre avec précaution. Il nous éclaire les lieux avec une lumière proche de celle du soleil. Voilà un des avantage que comporte la compagnie des vidéastes et photographes, sans compter qu'un brin d'esthétisme suffit parfois à les occuper longuement.

002_Igue_de_Bar

  Après avoir joué l'astre solaire autour d'une coulée, ils l'abandonnent dans un crépuscule pour découvrir un peu tard la galerie des gours. Nous décidons de revenir un autre jour pour poursuivre la mise en boîte.

003_Igue_de_Bar

  Sub et Sylvain délaissent durant une journée les festivités familiales pour nous rejoindre à l'Igue de l'Angélie. L'entrée est assez curieuse, une dalle de pierre moussue en recouvre la majeur partie. Sa situation géographique, proche de la désobe des deux Zigs sert de prétexte à sa visite, et revendiquer une forme d'intérêt et de participation à leur effort. Quoique, des fois il  vaut mieux ne pas trop se pencher ... Le doute pourrait surgir de l'ombre. Tout allait bien jusqu'à atteindre la lucarne du dernier puits de 35m. Au dessus du fractio s'est imprimée une belle tache sombre de charbonnage de l'acétylène, message qui annonce le souci qui nous attend à peine quelques mètres plus bas. Le plaisir de descendre un joli volume est supplanté par celui d'y étouffer, la galerie est gavée de CO2. L'équipe au complet est fichée au sol, économe de geste et cherchant l'air et la motivation. Monique et Marc décident de regagner la surface. Nous, nous entêtons à poursuivre, le moindre talus d'argile nous demande un effort. Le Sub équipe un ressaut que nous dégringolons en songeant déjà qu'il se fera mériter au retour, ce qui sera le cas. Willy et moi, accuserons avec ironie l'équipement.

004_Igue_de_l_Ang_lie

Dans une telle atmosphère, on a surtout l'impression d'essayer de faire quelque chose plutôt que d'y parvenir. Sub et Sylvain ont essayé d'aller plus loin, Willy a essayé de faire des photos, j'ai essayé de faire un croquis et, nous avons enfin récupéré au sommet du dernier puits, une bouffée d'oxygène !!

( En général je me contente d'indiquer les zones de noir et de gris pour les finir plus tard, mais là les deux gars motivés c'est de la frime, je les ai rajouté après pour l'échelle ;)

A suivre

 

 

Posté par Gout à 17:23 - Le LOT - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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